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Communiqué de Presse : Association de parents et amis de disparus au Maroc.


Journée Nationale contre la disparition forcée au Maroc

Lors des années de plomb, la commémoration du 29 octobre revêtait un caractère de combat.

Les militants engagés dénonçaient  le crime odieux de l’enlèvement de Mehdi  Ben Barka. Ils condamnaient  en même temps un régime qui a fait de la terreur un mode de gouvernement.

Aujourd’hui le 29 octobre est devenu la journée Nationale contre la disparition forcée au Maroc célébré par l’ensemble du mouvement des droits de l’Homme, d ‘autant plus que le même 29 Octobre cette fois ci en 1972, les mêmes brigades qui ont agi à Paris perpétrèrent un crime d’enlèvement identique à Tunis contre Houcine El Manouzi.

Ben Barka et El Manouzi appartenaient tous deux au même mouvement politique l’UNFP et étaient tous deux condamnés à mort par contumace dans des procès intentés à ce Parti.

La commémoration de ces deux enlèvements ce jour doit avoir les mêmes objectifs :

  • La recherche de la vérité sur ces crimes.
  • La levée de l’immunité dont bénéficient les auteurs de ces actes.
  • L’hommage rendu à tous les militants victimes de la répression des années de plomb.

La Vérité doit aboutir en premier à la restitution des dépouilles des victimes de la disparition forcée et des séquestrations. Les familles ont droit d’effectuer le deuil des leurs.

Les autorités de notre pays refusent à ce jour de répondre à cette revendication.

La vérité ne peut non plus être revendiquée à mots couverts pour éviter de désigner clairement les responsables : le ou les donneurs d’ordre et la chaine de commandement qui a abouti à ces crimes.

Le Maroc a été gouverné pendant des décennies au détriment  de la souveraineté et des intérêts de son peuple. 

L’opposition à ce pouvoir discrétionnaire a été muselée, Ben Barka et El Manouzi en faisaient partie. Ils œuvraient pour un Maroc moderne et démocratique.

Nous devons donc exiger, ce jour de commémoration que la quête de la vérité revête ce caractère pour que les responsables des crimes  et de cette politique antinationale soient clairement désignés.

Il en va du devenir de la construction de l’Etat de Droit.

Paris le 29 Octobre 2014

AS .APADM@GMAIL.COM

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