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Qui veut la peau du juge Garzon ?


Le magistrat espagnol Baltasar Garzon, célèbre dans le monde entier pour avoir ordonné l’arrestation d’Augusto Pinochet, l’ex-dictateur chilien et fait juger des tortionnaires de la dictature argentine, se retrouve à son tour sur le banc des accusés. Alors qu’il pourrait être inculpé par le tribunal suprême de Madrid, le conseil espagnol de la magistrature envisagerait de le suspendre pour une période de dix à vingt ans.

Sa faute ?

Avoir ouvert une enquête sur les dizaines de milliers de disparitions forcées du franquisme, en dépit de la loi d’amnistie votée en 1977 après la mort du Caudillo. Le juge affirme avoir suivi les principes édictés par les conventions internationales sur l’imprescriptibilité des crimes de détention illégale. 

Ses accusateurs ?

Une série de groupuscules d’extrême droite qui ont trouvé l’oreille complaisante d’une grande partie de la magistrature et accumulé les griefs: Garzon, réputé têtu et mégalo, aurait remué trop de sales affaires. Son zèle incommode trop de monde, à droite comme à gauche. Et, pour beaucoup, il est temps de lui couper le sifflet.

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