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Communiqué de la FEMED Journée internationale contre la peine de mort – 2026

9 octobre 2026 — disparitions-euromed.org

À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED) réaffirme son opposition absolue à la peine capitale et appelle à une mobilisation internationale renforcée en faveur de son abolition universelle.

Derrière chaque condamnation se trouvent des êtres humains, des familles et des parcours de vie. La pauvreté, les discriminations, les traumatismes et les violences peuvent contribuer aux trajectoires conduisant à la confrontation avec la justice. L’incarcération prolongée dans les couloirs de la mort entraîne, quant à elle, des souffrances physiques et psychologiques profondes, parfois assimilables à des traitements cruels, inhumains ou dégradants.

La FEMED salue toute avancée législative en faveur de l’abolition, tout en rappelant la nécessité de garantir pleinement les droits humains dans les peines de substitution. Elle souligne ainsi l’importance des évolutions rapportées au Liban, où le Parlement a adopté, le 11 août 2026, une loi abolissant la peine de mort au profit de la réclusion à perpétuité assortie de travaux forcés.

Si 113 États ont aboli la peine de mort pour tous les crimes, 54 États la maintiennent encore. À la fin de 2025, au moins 25 508 personnes étaient condamnées à mort dans le monde, dont environ 5 % de femmes selon Amnesty International. Ces chiffres rappellent l’urgence d’une action collective pour mettre fin aux condamnations à mort et aux exécutions.

La FEMED exprime sa vive préoccupation face à la volonté des autorités algériennes de rétablir la peine de mort, à la suite des incendies meurtriers de l’été 2026. Adopté par l’Assemblée populaire nationale le 1er octobre, le projet de modification du Code pénal doit encore être examiné par le Conseil de la nation. La FEMED appelle les autorités algériennes à renoncer à cette réforme, à ne pas étendre le champ des infractions passibles de la peine capitale, à maintenir le moratoire sur les exécutions et à engager l’abolition définitive de cette peine, notamment par la ratification du deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

La justice ne doit jamais renoncer à l’humanité. La peine de mort doit être abolie partout et sans exception.

La Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED), le 9 octobre 2026

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