Campagnes
Chaque 30 août, la FEMED commémore la Journée internationale des victimes de disparitions forcées — un moment de mémoire, de mobilisation et d'exigence de vérité et de justice.
Du 27 au 30 août 2025, à l'occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée, notre organisation a mené une campagne de sensibilisation intitulée « La violence du silence », avec le soutien d'associations venues d'Amérique latine, d'Asie, du Proche et Moyen-Orient, et d'Europe.
Pendant quatre jours, des événements publics, artistiques, académiques et militants ont permis de rendre visibles les luttes des familles de disparu·e·s, de rappeler l'urgence de la vérité et de la justice, et de dénoncer l'impunité persistante.
Cette campagne a démontré, une fois encore, que si le silence des institutions persiste, la voix des familles, des militant·e·s et des allié·e·s continue de se faire entendre, avec force et dignité.
Instituée par les Nations Unies, la Journée internationale des victimes de disparitions forcées est observée chaque année le 30 août dans le monde entier. Elle vise à attirer l'attention sur le sort des personnes disparues suite à des arrestations, enlèvements ou détentions niées par les autorités.
La FEMED l'organise chaque année à Paris depuis 2008, en mobilisant ses associations membres et partenaires de la région euro-méditerranéenne et au-delà — Maroc, Algérie, Turquie, Syrie, Égypte, Bosnie, Amérique latine et bien d'autres.
Mercredi 27 août 2025
Jeudi 28 août 2025
Vendredi 29 août 2025
Samedi 30 août 2025
Le rassemblement du 27 août a réuni des associations d'Amérique latine, d'Asie, du Proche et Moyen-Orient et d'Europe — un signal fort de la dimension mondiale de la lutte contre les disparitions forcées.
La projection du documentaire de Sabina Subašić et le débat qui a suivi ont mis en lumière le travail souvent bénévole de recherche, d'exhumation et d'identification des disparu·e·s — une leçon pour tous les pays concernés.
La conférence du 29 août a analysé la violence du silence à la fois d'un point de vue juridique et psychanalytique — avec des experts comme Emmanuel Decaux et des témoignages bouleversants.
Le 30 août, la minute de silence observée Place de la République en hommage aux victimes et à leurs familles a été un moment d'une intensité rare — symbole de l'unité et de la détermination du mouvement.
De nombreux collectifs et associations ont tenu des stands et pris la parole lors des quatre jours de campagne, venus de quatre continents pour porter ensemble la voix des familles de disparu·e·s.
Leur présence illustre le caractère mondial et transversal du phénomène des disparitions forcées — et la force d'un mouvement qui refuse de se taire.
¿Dónde Están?, Terre et Liberté pour Arauco, Bolivie Libre, H.I.J.O.S Paris
Associations de recherche des disparu·e·s de guerre, cinéaste Sabina Subašić
Associations membres FEMED — Maroc, Algérie, Tunisie
Collectifs de familles de détenus disparus — Syrie, Égypte, Liban
Associations kurdes de familles de disparus, Mères pour la paix
Amnesty International, organisations européennes de droits humains
Soutenir la FEMED, c'est permettre à ces commémorations d'exister et d'amplifier la voix des familles sur la scène internationale.