Campagnes
La FEMED est membre fondateur et membre du Comité de pilotage de la Coalition internationale contre les disparitions forcées — un réseau mondial uni pour la ratification universelle de la Convention de 2006.
Après l'adoption de la Convention internationale de 2006, le nouvel objectif est devenu la ratification et la mise en œuvre rapide dans le plus grand nombre de pays possible. En effet, malgré l'approbation à l'unanimité par l'Assemblée générale et le nombre élevé de co-auteurs, la position de bien des États envers la Convention reste ambiguë.
C'est pourquoi les organisations de la société civile souhaitant une ratification rapide doivent unir leurs efforts afin de transformer la Convention en un instrument efficace contre les disparitions. Tous ceux qui ont intérêt au succès de la Convention ont conscience que leur pouvoir peut s'accroître avec le nombre — et que la légitimité et la crédibilité des campagnes sont grandement améliorées par une démonstration de force collective.
C'est dans cet esprit que la Coalition internationale contre les disparitions forcées (ICAED) a été créée.
Le pouvoir de chaque organisation s'accroît par l'union — la légitimité et la crédibilité des actions de plaidoyer sont décuplées par une mobilisation coordonnée.
L'objectif immédiat est la promotion de la ratification rapide et de la mise en œuvre totale et effective de la Convention dans tous les États.
L'ICAED rassemble des organisations de familles de disparus, des ONG de droits humains et des experts de tous les continents.
À l'avenir, la Coalition pourra décider d'élargir son action à d'autres thèmes concernant l'éradication des disparitions forcées.
En 1981, l'Institut des droits de l'homme du Barreau de Paris organise un colloque pour discuter de la promotion d'une Convention internationale sur les disparitions. Dans le même esprit, les familles de disparus d'Amérique latine élaborent entre 1980 et 1983 un projet de texte de convention qu'elles présentent à l'ONU.
Un premier projet d'instrument est présenté par la Sous-commission des droits de l'Homme — première reconnaissance institutionnelle formelle de la nécessité d'un texte contraignant spécifique aux disparitions forcées.
L'Assemblée générale des Nations Unies adopte la Déclaration pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées — étape majeure, bien que non contraignante juridiquement.
L'ancienne Commission des droits de l'homme engage les négociations en vue de la rédaction d'un texte juridiquement contraignant. Plusieurs années de débats et de consultations intenses s'engagent.
L'ambassadeur français Bernard Kessedjian, président-rapporteur du Groupe de travail, demande l'approbation du texte de la Convention. Aucun État n'émet d'objection — le texte est approuvé par consensus.
Le texte est approuvé à l'unanimité par le Conseil des droits de l'homme (juin 2006), la Troisième Commission de l'Assemblée générale (novembre 2006), puis l'Assemblée générale elle-même le 20 décembre 2006. Cent trois États s'étaient portés co-auteurs du texte.
Promouvoir la ratification rapide de la Convention par le plus grand nombre d'États possible, en ciblant en priorité les pays où des disparitions forcées sont documentées.
Assurer la mise en œuvre totale et effective de la Convention dans les États signataires — veiller à ce que la ratification se traduise en protections concrètes pour les victimes.
Coordonner l'action des organisations de la société civile mondiale pour amplifier leur pouvoir de pression auprès des gouvernements récalcitrants.
Améliorer la légitimité et la crédibilité des campagnes par une démonstration de force collective — le nombre renforce l'autorité morale des organisations signataires.
À terme, élargir l'action de la Coalition à d'autres thèmes concernant l'éradication globale des disparitions forcées, au-delà de la seule ratification.
Rassembler familles de disparus, ONG, experts juridiques et États partenaires dans une dynamique commune dépassant les frontières géographiques et politiques.
La FEMED n'est pas simplement membre de la Coalition — elle en est membre fondateur et siège au Comité de pilotage, contribuant directement à orienter les stratégies et les priorités de l'ICAED.
Cet engagement reflète la conviction profonde de la FEMED que la lutte contre les disparitions forcées dépasse les frontières nationales et nécessite une réponse coordonnée à l'échelle mondiale.
→ Visiter le site de l'ICAEDLa FEMED a participé à la création de la Coalition internationale et à la définition de ses statuts et objectifs fondateurs.
En tant que membre du Comité de pilotage, la FEMED contribue directement aux orientations stratégiques de l'ICAED au niveau mondial.
La FEMED porte la voix spécifique des familles de disparus de la région euro-méditerranéenne au sein de la Coalition mondiale.
La FEMED coordonne les actions de plaidoyer de ses membres dans le cadre des campagnes ICAED pour la ratification dans la région.
Rejoignez le mouvement pour la ratification universelle de la Convention internationale de 2006 contre les disparitions forcées.