Les formations proposées ont pour objectif principal de renforcer les compétences des associations membres de la FEMED. En élargissant leur impact, elles bénéficient également à un large éventail d'acteurs engagés : proches de disparus, militants des droits humains, avocats, journalistes, salariés d'associations et parlementaires.
Du 26 février au 1er mars 2023 à Erbil, cette session de formation sur le plaidoyer et l'influence politique a réuni dix-sept participants issus d'associations irakiennes actives dans la lutte contre les disparitions forcées, venus d'Erbil, Kirkuk, Mossoul, Kerbala et Bassora.
Les modules ont porté sur le cycle de plaidoyer, les techniques de négociation et la gestion des réseaux. En parallèle, une délégation conjointe FEMED / Al Ata'a for Human Rights a rencontré le Ministère de la Justice et le Ministère de l'Intérieur du Kurdistan, ainsi que la Commission indépendante des droits de l'homme en Irak.
Du 3 au 5 juin 2022 à Bagdad, la FEMED a réuni plusieurs associations membres libanaises et irakiennes. Les participants ont été introduits aux techniques d'entretien et aux critères de recevabilité des formulaires du Groupe de Travail contre les Disparitions Forcées (GTDFI) et du Comité des disparitions forcées (CED).
Cette formation a été reproduite en Tunisie la même année pour permettre la participation d'associations de Libye, du Maroc, de l'Algérie, du Liban et de la Turquie, dans un lieu accessible sans contrainte de visa.
Du 8 au 11 septembre 2011 au Kurdistan irakien (Erbil et Kirkouk), cette mission-formation préparait un séminaire sur la Convention internationale. La délégation a rencontré des associations kurdes, des proches de disparus, des représentants du Parlement du Kurdistan, et des associations travaillant sur l'exhumation des fosses communes.
Du 26 au 29 septembre 2023 à Hammamet, cette formation a réuni sept représentants d'associations marocaines, libanaises, algériennes et turques. Hammamet a été choisi pour permettre la participation des délégations libyennes sans contrainte de visa.
Les participants ont travaillé en groupes nationaux pour concevoir des stratégies concrètes : le groupe algérien sur la révocation de la Charte pour la réconciliation nationale, le groupe marocain sur la création d'un organe indépendant d'enquête, et le groupe libyen sur un mécanisme international assorti de sanctions.
Du 14 au 16 octobre 2022 à Zarzis, cette formation a réuni 13 participant·es issu·es d'associations françaises, algériennes, marocaines et libyennes (OMDH, AMDH, APADM, CFDA, Djazairouna, AMRVT, Human Rights Solidarity), ainsi que des chercheuses turque et libanaise.
Dispensée par Ewoud Plate, la formation portait sur la documentation des cas de disparitions forcées, leurs dimensions humanitaires et pénales, et les mécanismes internationaux — notamment via un exercice de remplissage du questionnaire du Groupe de travail (GTDFI). Un groupe WhatsApp a été créé pour maintenir les échanges entre participants.
Les 20 et 21 avril 2015, initialement prévue en Libye, cette formation a été organisée en Tunisie en raison du contexte sécuritaire libyen et de l'exil de nombreux représentants de la société civile. Organisée avec le soutien du REMDH et du Cairo Institute for Human Rights, financée par le NED et l'EED, elle a réuni 11 participants dont des avocats et un ancien juge.
La formation s'est déroulée en trois phases : théorique (mécanismes et principes), mise en situation pratique (jeux de rôle), et réflexion collective. Elle a permis de renforcer les contacts de la FEMED avec la société civile libyenne et de développer de nouveaux relais pour la documentation.
Les 25 et 26 janvier 2014 à l'Hôtel Africa à Tunis, plus de vingt participants tunisiens, libyens, marocains et libanais ont suivi cette formation. Les participants ont été amenés à réfléchir sur le « pourquoi » et le « comment » de la disparition forcée, et à approfondir trois dimensions : humanitaire, criminelle, et droits de l'Homme.
La formation s'est clôturée par un exercice pratique : la documentation d'un cas de disparition forcée. Elle a doté les participants d'outils et de réflexes pertinents pour lutter contre les disparitions forcées en Tunisie, au Maghreb et dans toute la région euro-méditerranéenne.
Les 6 et 7 février 2016 à Rabat, animée par Analia Simonetto Gonzalez de l'EAAF, cette formation a réuni une quinzaine de participants : médecins légistes, militants des droits humains, proches de personnes disparues et représentants d'institutions. Les deux axes principaux portaient sur la planification de l'identification lors des exhumations, et la collecte d'informations ante mortem et post mortem avec un focus sur les tests ADN.
Trois intervenants du CICR et de l'ICMP ont partagé leurs expériences sur les techniques d'identification : bases de données, analyses génétiques, et recherches anthropologiques et archéologiques. Ces échanges ont mis en lumière les enjeux techniques, humains et éthiques liés à ces démarches.
Du 21 au 23 octobre 2016 à l'Hôtel Karaiba de Banjul, la FEMED a organisé et participé à deux journées de formation sur les mécanismes africains de protection des droits de l'Homme, la documentation des disparitions forcées, et la production de rapports à la Commission africaine des droits de l'Homme et des Peuples.
La formation a également couvert les organes politiques et judiciaires africains : le Conseil de Paix et de Sécurité, le Comité des représentants permanents, et le Conseil économique, social et culturel.
Les 23 et 24 février 2012, à l'Institut Français à Mounira (Le Caire), cette formation a réuni un groupe hétérogène composé d'un psychiatre, d'avocats, de juristes, d'une chargée de communication et d'une chargée de plaidoyer — tous issus d'associations de défense des droits de l'Homme égyptiennes.
Tout au long de la formation, des exercices pratiques ont abordé le « pourquoi » et le « comment » de la disparition forcée, la souffrance des familles de disparu·es, et les trois dimensions — humanitaire, criminelle et droits de l'Homme — pour doter les participants d'outils efficaces.
Le 16 octobre 2010 à Alger, dans le cadre du cycle de séminaires sur la médecine légale et l'identification des victimes, 27 participants issus de la société civile algérienne et du milieu médical ont suivi cette formation. Plusieurs experts se sont succédé pour présenter les différentes techniques d'identification : bases de données, tests ADN, recherches anthropologiques et archéologiques.
Silvana Turner, anthropologue médico-légale au sein de l'EAAF (Équipe Argentine d'Anthropologie médico-légale), a présenté les trois phases du travail : l'enquête préliminaire, le recueil archéologique du corps et l'analyse en laboratoire. La formation a permis de comparer les expériences nationales d'Algérie, du Maroc, des Balkans et d'Amérique du Sud.
Les 9, 10 et 11 décembre 2009, une formation sur les mécanismes internationaux de protection des droits de l'homme a été organisée par la FEMED à Istanbul, en partenariat avec l'organisation Aim for Human Rights. Elle a réuni une quinzaine de militants issus de diverses associations telles que les Mères pour la paix, YAKAY-Der et IHD.
La formation a couvert les instruments internationaux et régionaux sur les disparitions forcées, les possibilités de recours devant les instances internationales, les outils de documentation des cas, et les dispositions de la Convention internationale contre les disparitions forcées.
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