Là où les voix sont souvent réduites au silence, la FEMED se rend présente pour écouter, soutenir, et agir en faveur de la vérité et de la mémoire des victimes directes et indirectes des disparitions forcées et involontaires.
Dans le cadre de sa mission en faveur de la restitution de la vérité ainsi que de la lutte contre l'impunité, la FEMED a conduit, du 16 au 24 juin 2025, une mission de terrain en Serbie, en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Cette dernière s'inscrivait dans une dynamique de dialogue transnational visant à rencontrer les familles de personnes disparues, les associations locales de défense des droits humains, les autorités judiciaires ainsi que les mécanismes nationaux et internationaux.
En s'immergeant dans des contextes marqués par les séquelles profondes des conflits armés des années 1990, la FEMED a pu observer les conditions concrètes de mise en œuvre des processus de justice transitionnelle et évaluer les dispositifs existants en matière d'identification des disparus et de reconnaissance institutionnelle des violences subies.
Les témoignages recueillis ont révélé l'ampleur des blessures encore vives et la profondeur du besoin de reconnaissance exprimé par les proches des victimes. Ces constats coexistent avec des dynamiques locales de résilience, portées par des associations de familles et des collectifs engagés qui, en dépit de conditions adverses, poursuivent inlassablement leur quête de vérité.
Du 20 au 22 décembre 2024, la FEMED a mené une mission à Istanbul pour renforcer le soutien à ses associations membres engagées contre les disparitions forcées. Cette mission a également jeté les bases d'un réseau d'associations en vue de l'Assemblée des Femmes Défenseurs des droits humains.
Plusieurs rencontres cruciales ont eu lieu, dont la réunion avec le centre Hakikat Adalet Hafıza Merkezi (Centre Vérité, Justice et Mémoire), qui a permis la mise en lumière du travail de documentation rigoureux mené par cette organisation malgré les pressions étatiques. La réunion avec l'association Anka-Der a permis d'aborder les besoins pressants des familles des disparus, notamment judiciaires, et le renforcement de leur participation à l'Examen Périodique Universel (EPU).
Les discussions avec TJA (Mouvement des Femmes Libres) et Kadın Zamanı ont mis en exergue les défis spécifiques des femmes, particulièrement dans les communautés kurdes. La mission a aussi permis d'établir des ponts avec le Families for Freedom Movement, où les témoignages de femmes syriennes ont rappelé la douleur persistante causée par les disparitions forcées.
La FEMED s'est rendue une troisième fois en Turquie, à Istanbul en avril 2014 (du 25 au 27 avril) afin de rencontrer les familles de disparus, les associations de familles, ses associations membres et partenaires et d'autres défenseurs des droits de l'homme. Cette mission a permis de réaffirmer le soutien de la FEMED, d'entretenir les liens avec ses associations partenaires, de rencontrer de nouveaux partenaires potentiels, et d'actualiser la situation locale concernant la lutte contre les disparitions forcées.
La délégation a participé à une manifestation pour la vérité et la justice pour tous les disparus de Turquie. Rachid El Manouzi, Vice-Président de la FEMED, a rappelé que ce combat était porté et soutenu par tous les membres de la Fédération, unis « par une lutte et une volonté commune ».
En réaction aux arrestations massives de militants des droits de l'Homme kurdes — notamment celle de Cemal Bektas, membre du Conseil d'administration de la FEMED, arrêté le 11 octobre 2011 à Istanbul — la FEMED s'est rendue en Turquie. Elle a rencontré ses associations membres pour leur renouveler son soutien, ainsi que plusieurs journaux et agences de presse pour mieux comprendre la situation.
Le procès des défenseurs des droits de l'Homme ayant débuté en juillet 2012, la FEMED a dépêché un avocat pour observer les audiences et notifier les violations des règles du procès équitable.
La FEMED s'est rendue une première fois en Turquie en octobre 2009 afin de préparer la 3ème Rencontre euro-méditerranéenne. Du 3 au 7 décembre 2009, une délégation s'est rendue à Istanbul et à Diyarbakir pour rencontrer les mères de disparus qui se battent quotidiennement pour la vérité et la justice.
Une délégation de la FEMED s'est rendue au Maroc du 4 au 9 juillet 2019, rencontrant les associations membres, des parlementaires et des personnalités politiques, afin de s'enquérir du dossier de la disparition forcée au Maroc. La FEMED a pu constater que de nombreuses associations se sont unies pour œuvrer à la création d'un nouveau mécanisme de vérité.
Le 6 juillet 2019, la FEMED a rencontré des familles de disparus au siège de l'AMDH. 7 femmes dont les maris ont été détenus à Tazmamart ont apporté leurs témoignages. La délégation a ensuite rencontré le Ministre de la Justice, qui a réaffirmé la volonté politique de résoudre les cas des disparitions forcées et son soutien aux associations.
Mission en Catalogne, organisée autour de la présidente de la FEMED. La première journée a débuté par un entretien avec le journaliste Joan Roura de TV3 – Televisió de Catalunya, avant des rencontres avec deux militantes syriennes réfugiées à Berlin : Fadwa Mahmoud (Families for Freedom) et Meriem Alhallak (Caesar Families), dont les proches ont disparu en Syrie.
La deuxième journée a conduit la présidente au Parlement de Catalogne, en présence de députés et représentants de partis politiques, pour présenter la FEMED et débattre de la Syrie. Une réception a ensuite eu lieu à la mairie de Celra (Gérone). La troisième journée a été marquée par des rencontres avec des ONG locales et régionales ainsi que des interviews avec des agences de presse catalanes, suivies d'une conférence publique.
À l'issue d'une formation organisée en Irak, une délégation composée de membres de la Fédération et d'associations locales a rencontré les autorités irakiennes. Les discussions ont principalement porté sur la nouvelle loi irakienne incriminant la disparition forcée, devant être adoptée en 2021. Après étude du projet de loi, la FEMED a émis diverses recommandations aux acteurs rencontrés, considérant le texte encore insuffisant au regard des obligations internationales.
Du 8 au 11 septembre 2011, une délégation de la FEMED s'est rendue au Kurdistan irakien, suite à la ratification par l'Irak de la Convention internationale en novembre 2010 — ratification ayant entraîné son entrée en vigueur. La délégation s'est rendue à Erbil et à Kirkouk, ville comptant le plus de victimes de disparitions forcées sous Saddam Hussein et après 2003.
La FEMED a dépêché une délégation à Beyrouth pour renforcer les liens avec ses partenaires et réfléchir aux activités autour de la Commission nationale des disparus, instituée par la loi 105 du 13 novembre 2018. La FEMED a rencontré diverses associations et parties prenantes à la lutte contre les disparitions forcées.
Mission exploratoire du 1 au 2 juin 2015, axée sur les cas de disparitions forcées parmi les familles de réfugiés syriens. La FEMED a rencontré le Danish Institute Against Torture (représenté par Elna Sondergaard), le CICR/CRCR (Sarah Avrillaud), et le GISI Jordan (Lubana Dawany, Directrice exécutive), ainsi que le Political Officer de la délégation de l'Union européenne.
Lors de cette 2ème mission à Chypre en novembre 2014, la délégation a rencontré de nombreuses associations chypriotes turques et grecques travaillant sur les disparitions forcées : Truth Now, PRIO Cyprus Centre, « Together We can » (Initiative de Proches Bi-Communautaires de Disparus et Victimes de Guerre), ainsi qu'un journaliste ayant travaillé sur la question.
La délégation a également rencontré M. Photiou, Commissaire aux questions humanitaires de la République de Chypre, et les trois membres du Comité des personnes disparues (CMP).
En mai 2009, particulièrement sensibilisée à l'expérience chypriote lors de la Conférence de Rabat, la FEMED a conduit une mission sur l'île pour acquérir des connaissances approfondies sur le mécanisme original de justice transitionnelle mis en place : un Comité pour les personnes disparues où siègent les deux parties de l'île ainsi qu'une tierce partie recommandée par le CICR et nommée par l'ONU.
Une conférence sur les disparitions forcées dans la région euro-méditerranéenne a été organisée avec le concours de l'Initiative bicommunautaire pour les disparus. La délégation a rencontré l'ICTJ, la Commission Européenne, plusieurs ambassades et l'ONG Truth Now.
Une délégation de la FEMED s'est rendue à Belgrade du 21 au 23 juillet 2014. Elle a rencontré différentes associations de défense des droits de l'Homme serbes, des membres de la Commission des personnes disparues de Serbie et le CICR. La mission, essentiellement de recueil d'informations, a permis d'étudier les enjeux des disparitions forcées dans les Balkans et les obstacles institutionnels qui entravent la résolution de la problématique.
Du 5 au 6 avril 2012, la FEMED s'est rendue au Kosovo pour mettre en lumière la situation des victimes de disparitions forcées, plus de deux décennies après la fin du conflit. Au cours du conflit de 1999, environ 4 400 personnes ont été recensées comme disparues ; à cette date, plus de 2 000 restaient encore portées disparues.
La FEMED a rencontré l'ICMP (Ylber Morina et Amor Koshi), la Commission gouvernementale pour les personnes disparues (Prenkë Gjetaj), l'adjoint au maire de Suhareka, et des familles de disparus. Les discussions ont abordé l'organisation d'un séminaire régional pour rassembler les associations de Bosnie-Herzégovine, Serbie et Kosovo.
Mission d'établissement de premier contact avec les institutions nationales, les organisations internationales et locales, y compris les associations représentant les familles de disparus. On estimait à plus d'une trentaine le nombre d'associations travaillant sur la question des disparitions forcées, de la justice transitionnelle et de la réconciliation en Libye.
Les rencontres avec les autorités (Ministère de la Justice, Ministère des Martyrs et des personnes disparues) ont été difficiles à obtenir du fait de la courte durée de la mission et d'une situation politique instable. La délégation du CICR à Tripoli s'est engagée à faciliter les contacts avec les familles de disparus.
Quelques mois après la chute du régime Ben Ali, une équipe de terrain de la FEMED s'est rendue à Tunis pour faire une cartographie de la situation des disparitions forcées dans le pays. La mission a permis de confirmer l'absence de phénomène systématique de disparition forcée en Tunisie, malgré l'existence de quelques cas individuels.
Du 17 au 20 avril 2011, une délégation de la FEMED s'est rendue au Caire. Cette mission, prévue depuis longtemps, a permis de se rendre compte des réalités des disparitions forcées en Égypte — nombreuses depuis les années 1980 avec l'instauration de l'état d'urgence sous Hosni Moubarak.
La délégation a rencontré diverses associations égyptiennes, des défenseurs et militants des droits de l'Homme. Elle a également été reçue par la directrice du département des droits de l'Homme à la Ligue arabe et le premier Secrétaire aux droits de l'Homme au Ministère des affaires étrangères, pour aborder les disparitions avant, pendant et après la révolution, ainsi que la ratification de la Convention internationale (que l'Égypte n'a ni signée ni ratifiée).
Le 16 octobre 2010 à Alger s'est déroulée la seconde formation du cycle sur la médecine légale et l'identification des victimes, à l'intention de 27 participants issus de la société civile algérienne et du milieu médical. Plusieurs experts ont présenté les différentes techniques d'identification : base de données, test ADN, recherches anthropologiques et archéologiques.
Silvana Turner, anthropologue médico-légale au sein de l'Équipe Argentine d'Anthropologie médico-légale (EAAF), a présenté la méthodologie en trois phases : analyse des informations, exhumation sécurisée, et analyses en laboratoire pour l'identification et la détermination des causes du décès.
En juin 2009, à l'occasion de son Conseil d'Administration à Alger, la FEMED a rencontré différentes associations de familles de victimes : Djazaïrouna, Somoud (victimes du terrorisme) et Sos Disparus. Les avocats Me Amine Sidhoum et Me Adnane Bouchaib, travaillant sur la défense de victimes de disparitions forcées, ont également été rencontrés.
Un entretien a eu lieu avec le délégué du Comité International de la Croix Rouge, pour relayer les revendications des familles de disparus algériennes : que le CICR prenne en charge le dossier des disparitions forcées survenues dans les années 1990.
En avril 2009, la FEMED a conduit une mission en Bosnie-Herzégovine, facilitée par le partenariat avec la Commission Internationale des Personnes Disparues (ICMP). La délégation a rencontré plusieurs organisations de la société civile, dont les Femmes de Srebrenica, les Mères de Srebrenica, les Familles de personnes disparues de la région de Sarajevo Romaninja, et l'Union des Associations Bosniaques des Familles de personnes capturées et disparues.
Le Projet d'Identification de Prodinje de l'ICMP a été visité, permettant d'évaluer dans quelle mesure l'expertise médico-légale bosnienne pourrait être partagée avec les autres pays membres. La délégation a visité le Mémorial Potocari de Srebrenica et son cimetière.
Lors des entretiens avec les autorités gouvernementales, la FEMED a rencontré la Cheffe du Département de Protection des Droits de l'Homme et le Président de l'Institut sur les Personnes Disparues.
Ces missions de terrain sont rendues possibles grâce au soutien de nos partenaires et donateurs. Chaque don permet de financer une présence sur le terrain auprès des familles.